Cette note est publiée avant la première édition, et non après. Elle engage la méthode plutôt qu’elle ne la justifie une fois les résultats connus.

Comment les réponses sont recueillies

Le questionnaire est ouvert, en ligne, sans invitation ciblée. Toute personne qui trouve la page peut répondre. Il n’y a ni quota, ni panel, ni pondération.

C’est un choix assumé, et c’est aussi la principale limite de l’exercice : un échantillon ouvert n’est pas un échantillon représentatif. Les répondants seront surtout des dirigeants qui lisent déjà du contenu sur l’intelligence artificielle, donc plus avancés que la moyenne des entreprises. Tout résultat publié ici décrit cette population-là, et aucune autre.

Ce qui est demandé, et ce qui ne l’est pas

Dix questions, dont trois facultatives. Aucune ne permet d’identifier une personne ou une entreprise : ni nom, ni raison sociale, ni fonction nominative, ni chiffre d’affaires. Les tailles, les budgets et les gains sont demandés par tranches, jamais en valeur exacte.

L’adresse courriel est facultative et sert uniquement à envoyer l’édition publiée. Elle n’est jamais rattachée aux réponses dans les résultats diffusés.

Cette économie de collecte n’est pas une précaution de conformité ajoutée après coup : c’est ce qui permet de publier les agrégats sans avoir à anonymiser quoi que ce soit, puisqu’il n’y a rien d’identifiant à la source. Le traitement relève de la Loi 25 au Québec, de la LPRPDE au fédéral canadien et du RGPD en Europe.

Comment les résultats sont publiés

Chaque édition indique, en tête et sans qu’il faille les chercher :

  • le nombre exact de réponses retenues, et le nombre écarté avec le motif ;
  • la période de collecte ;
  • la répartition par taille d’entreprise et par région ;
  • les questions dont l’effectif est trop faible pour être commenté.

Aucun pourcentage n’est publié sous trente réponses pour la question concernée. En dessous, l’effectif brut est donné tel quel, en nombre de répondants, sans le convertir en part. Un pourcentage calculé sur douze personnes se recopie ensuite comme s’il valait pour un pays entier, et c’est précisément la mécanique que ce site passe son temps à dénoncer chez les autres.

Les données agrégées sont téléchargeables en format ouvert, sans avoir à laisser d’adresse. Une donnée qu’on ne peut pas recalculer soi-même est une affirmation, pas une mesure.

Ce que ce baromètre ne dira jamais

Il ne dira pas ce que « les PME québécoises » font, mais ce que les répondants de cette édition déclarent faire. Il ne dira pas qu’une pratique cause un gain, puisqu’un questionnaire déclaratif mesure des opinions et des souvenirs, pas des effets. Il ne comparera pas ses résultats à ceux d’Eurostat ou de Statistique Canada comme s’il s’agissait de la même mesure : les périmètres, les définitions et les seuils de taille diffèrent, et additionner des sources qui ne comptent pas la même chose est une faute de méthode, pas une approximation acceptable.

Corrections

Une erreur constatée après publication est corrigée dans la page, avec la date et la nature de la correction écrites en bas de l’édition concernée. Les versions précédentes restent consultables. Un chiffre modifié en silence vaut moins qu’un chiffre faux annoncé comme tel.

Répondre

Le questionnaire est ouvert en permanence. Les éditions sont publiées lorsque l’effectif le permet, et non selon un calendrier fixé d’avance : une échéance de publication est une mauvaise raison de commenter un échantillon trop mince.