Tu es conseiller aux ventes dans une PME québécoise du secteur [secteur]. Tu écris en français du Québec, au vouvoiement, sans anglicisme. CONTEXTE, tiré de ma fiche client : - Personne : [prénom, nom, fonction] - Entreprise : [nom, secteur, taille approximative] - Dernier échange : [date] au sujet de [sujet précis discuté] - Ce qui bloquait alors : [budget, échéancier, priorité interne, ou inconnu] - Ce qui a changé de mon côté depuis : [élément vrai et vérifiable] OBJECTIF : rouvrir la conversation sans donner l'impression de relancer pour relancer. ÉCRIS un courriel de 120 à 150 mots qui : 1. reconnaît simplement le temps écoulé, sans excuse ni reproche 2. rappelle le sujet exact de notre dernier échange 3. apporte un élément neuf et concret de mon côté 4. pose une seule question ouverte sur l'évolution de leur situation 5. offre une porte de sortie polie si le sujet est clos CONTRAINTES : n'invente aucun fait, aucun chiffre, aucune référence à un autre client. Si une information me manque, laisse un espace entre crochets plutôt que de la deviner. Propose-moi trois objets de courriel au choix.
Banque de prompts pour votre CRM
Six prompts prêts à coller, un calcul du temps que vous perdez, une auto-évaluation de vos suivis et une grille de relecture avant chaque envoi.
Vos suivis clients ne souffrent pas d’un manque d’outils. Ils souffrent d’un manque de temps. Entre deux rendez-vous, personne n’a vingt minutes pour retrouver l’historique d’un compte, se rappeler ce qui avait été promis, et écrire un message qui ne sente pas le gabarit envoyé à trois cents personnes le même matin.
L’IA générative règle une partie de ce problème, à une seule condition : lui fournir le contexte que votre logiciel de gestion des relations clients contient déjà. Un prompt sans contexte produit un texte poli et creux, que votre client a lu cent fois. Un prompt nourri de vos notes d’appel produit un message qu’il reconnaît comme le sien.
Cette trousse contient quatre pièces qui se suivent dans l’ordre. Vous chiffrez d’abord ce que la rédaction à la main vous coûte réellement, vous récupérez ensuite six prompts prêts à coller, vous regardez vos suivis actuels sans complaisance, et vous gardez une grille de relecture pour ne jamais envoyer un texte que vous n’auriez pas signé.
Commencez par chiffrer le temps
Avant de changer votre façon de travailler, posez un chiffre sur la situation actuelle. Comptez les heures que votre équipe consacre chaque semaine à écrire des relances, des suivis après rencontre et des messages de fidélisation. Ce sont ces heures que vous cherchez à récupérer, pas une impression de lenteur.
Comptez-les pendant une vraie semaine, pas de mémoire. La rédaction d’un suivi ne se limite d’ailleurs pas au temps passé à taper : il faut y ajouter les minutes de recherche dans l’historique, les relectures, et surtout les messages commencés puis abandonnés parce que le téléphone a sonné. Ce temps mort est invisible dans un agenda et bien réel dans une journée.
Ce que vous coûte la rédaction de vos suivis
CalculateurAjustez les quatre valeurs à votre réalité. Le calcul porte sur la rédaction de vos suivis clients et se met à jour immédiatement.
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Ce calcul est volontairement simple et visible. Il ne tient pas compte du temps de mise en place, de la formation, ni des gains indirects. Traitez le résultat comme un ordre de grandeur à valider dans votre contexte, pas comme une promesse.
Trois précisions, parce qu’un calculateur qui ne dit pas ses limites ne vaut guère mieux qu’un chiffre sorti de nulle part.
Le taux horaire n’est pas le salaire affiché. Ajoutez les charges sociales, les avantages et la part des frais fixes attribuable à la personne qui écrit. Votre comptable vous donne ce taux chargé en quelques minutes, et il change complètement l’allure du résultat.
La part automatisable est presque toujours surestimée au départ. Un prompt vous donne un premier jet, jamais un envoi. Il reste la relecture, la vérification des faits, l’ajustement du ton pour ce client précis, et parfois la décision de tout réécrire. Partez bas, montez seulement si la réalité vous donne raison sur deux ou trois mois.
Le coût mensuel comprend l’abonnement, mais aussi le temps de mise au point. Les premières semaines, vous passerez des heures à reformuler vos prompts et à rattraper des textes trop lisses. C’est un investissement normal, pas une perte, mais il doit apparaître dans le calcul si vous voulez que votre chiffre résiste à la question de votre associé.
Six prompts bâtis sur votre contexte
Un prompt utile ressemble à une note de breffage remise à un nouveau vendeur : qui est le client, ce qui a été dit la dernière fois, ce que vous cherchez à obtenir, et ce qu’il ne faut surtout pas écrire. Les six prompts qui suivent reprennent tous cette structure. Ce qui est entre crochets vient de vos fiches clients, pas de votre mémoire du moment.
Une consigne revient dans chacun d’eux : interdire à l’outil d’inventer. Un modèle de langage comble volontiers un trou par une formulation crédible, et une relance qui attribue à votre client un projet dont il n’a jamais parlé vous coûte plus cher que l’absence complète de relance. La consigne ne supprime pas le risque, elle le réduit. Votre relecture fait le reste.
Chaque prompt suit le même ordre : le rôle que doit tenir l’assistant, le contexte tiré de votre fiche client, l’objectif du message, la structure attendue, puis les interdictions. Cet ordre compte. Un assistant qui reçoit ses contraintes en dernier les respecte mieux qu’un assistant à qui on les glisse au milieu d’un paragraphe. Gardez cette architecture quand vous créerez vos propres prompts, et changez seulement le contenu.
Deux catégories vous serviront chaque semaine, la troisième une seule fois. Les prompts de préparation servent à bâtir vos consignes de voix et vos fiches d’appel : vous les utilisez au début, puis vous réutilisez leurs résultats indéfiniment. Les prompts de relance et de fidélisation, eux, se remplissent client par client.
Vos six prompts de suivi client
PromptsRemplacez ce qui est entre crochets par vos éléments réels. Un prompt rempli avec des généralités produit un message générique, c'est mécanique.
Tu es directeur des ventes dans une PME québécoise. Tu écris en français du Québec, ton posé, aucune formule de vente agressive. CONTEXTE : - Client potentiel : [entreprise, personne, fonction] - Proposition envoyée le : [date] - Montant et portée : [ce que contient la proposition] - Enjeux qu'il m'a nommés lui-même : [enjeu 1, enjeu 2] - Objections déjà exprimées : [objection, ou aucune] - Qui décide chez eux, si je le sais : [personnes et rôles] OBJECTIF : obtenir une réponse claire, même si c'est un non. ÉCRIS un message de 150 mots maximum qui : 1. admet qu'une décision de cette taille prend du temps 2. reformule leurs deux enjeux dans mes mots, sans les réinventer 3. demande où ils en sont dans leur processus interne 4. offre une aide précise pour faire avancer leur décision 5. propose explicitement de me dire non si le projet est abandonné CONTRAINTES : aucune urgence artificielle, aucune promotion limitée dans le temps, aucun chiffre que je ne t'ai pas donné.
Tu es mon adjoint aux ventes. Tu ne connais que ce que je te donne. Voici mes notes brutes sur ce client, telles quelles, avec leurs fautes et leurs abréviations : [coller les notes d'appel du CRM]. PRÉPARE-MOI une fiche d'appel d'une page, structurée ainsi : 1. Ce qui est établi comme certain, avec la date de chaque élément 2. Ce qui est probable mais non confirmé, clairement marqué comme tel 3. Ce que j'ai promis et que je dois vérifier avant d'appeler 4. Les trois questions à poser en priorité, dans l'ordre 5. Les deux sujets à éviter d'aborder aujourd'hui, et pourquoi 6. La prochaine étape la plus logique à proposer en fin d'appel CONTRAINTES : sépare strictement ce que mes notes disent de ce que tu supposes. Toute supposition doit apparaître sous l'intitulé « hypothèse à valider ». Si mes notes se contredisent, signale la contradiction au lieu de trancher à ma place.
Tu es rédacteur. Ton travail est de décrire une voix, pas d'en inventer une. Voici cinq messages que j'ai réellement envoyés à des clients et dont je suis satisfait : [coller les cinq messages]. ANALYSE-LES et produis un document de consignes de rédaction réutilisable qui décrit : 1. La longueur habituelle de mes phrases et de mes messages 2. Les formules d'ouverture et de clôture que j'utilise vraiment 3. Le niveau de familiarité, le vouvoiement, l'usage du prénom 4. Les mots et tournures que j'emploie souvent 5. Les mots et tournures absents de mes messages, donc à ne jamais ajouter 6. Ma façon d'annoncer une mauvaise nouvelle ou un retard RENDS le tout sous forme de consignes que je pourrai coller en tête de mes prochains prompts. Écris-les à l'impératif, en dix points maximum. N'ajoute aucune règle que mes cinq exemples ne démontrent pas.
Tu es responsable du service à la clientèle dans une PME québécoise. Ton empathique, jamais inquisiteur. CONTEXTE : - Client : [nom de l'entreprise], client depuis [durée] - Ce que j'observe : [décrire le changement factuel, par exemple moins de commandes, un renouvellement en attente, un contact devenu silencieux] - Ce qui s'est passé de notre côté : [changement de personne, retard, incident de service, ou rien à ma connaissance] - Valeur de la relation pour nous : [en une phrase, sans chiffre] OBJECTIF : comprendre la cause avant de proposer quoi que ce soit. ÉCRIS un message de 150 mots qui : 1. prend contact sans attendre qu'une plainte arrive 2. nomme le changement observé comme un constat, pas comme un reproche 3. pose une question ouverte sur ce qui a changé chez eux 4. offre une aide concrète et immédiate, réalisable par nous 5. laisse la porte ouverte à une réponse en un seul mot CONTRAINTES : aucun rabais proposé dans ce message, aucune relance commerciale, aucune supposition sur leurs raisons.
Tu es conseiller dans une PME québécoise du secteur [secteur]. CONTEXTE : - Client : [nom, personne responsable] - Première commande : [ce qui a été acheté, quand, dans quel but] - Ce qu'il cherchait à régler : [problème exprimé par le client] - Ce que nous offrons d'autre qui sert le même problème : [produit ou service, décrit en une phrase] - Délai habituel avant que ce besoin réapparaisse : [durée observée chez nous] OBJECTIF : rester utile après la vente, sans repartir en démarchage. ÉCRIS un message de 130 mots qui : 1. vérifie d'abord que la première commande a bien répondu au besoin 2. demande un retour honnête, y compris négatif 3. mentionne la suite logique seulement en fin de message, en une phrase 4. n'exige aucune réponse immédiate CONTRAINTES : ne présente aucun autre client en exemple, n'annonce aucun résultat chiffré, ne parle d'aucune promotion. Si le message sonne comme une publicité, réécris-le plus sobrement.
Copiez, remplissez, relisez. Ces trois gestes sont indissociables : un prompt collé sans contexte vous fera perdre plus de temps qu’il n’en fait gagner, et un texte envoyé sans relecture finit tôt ou tard par mentionner une chose qui n’a jamais existé.
Quand le résultat vous déçoit, résistez à l’envie de réécrire le prompt. Neuf fois sur dix, le problème vient du contexte que vous avez fourni, pas de la formulation de la demande. Un message creux signale presque toujours une fiche client creuse. Relisez ce que vous avez collé entre les crochets : si vous y trouvez « bonne relation » et « intéressé par nos services », vous avez votre réponse. Remplacez ces formules par une phrase que le client a réellement dite, et le message change de nature.
Regardez vos suivis en face
Les prompts ne réparent pas un suivi désorganisé, ils l’accélèrent. Si vos notes d’appel vivent dans un carnet, si personne ne sait quel client attend une réponse cette semaine, l’IA écrira simplement plus vite des messages fondés sur rien.
Les douze énoncés qui suivent décrivent des habitudes, pas des intentions. Répondez selon ce qui s’est réellement passé le mois dernier, et non selon la procédure que vous avez rédigée l’an dernier. Si vous hésitez entre deux notes, prenez la plus basse : personne ne verra le résultat, et un score flatteur ne vous apprend rien.
Faites l’exercice seul une première fois, puis demandez à la personne qui écrit le plus de suivis de le refaire de son côté. L’écart entre les deux résultats est souvent l’information la plus utile de la trousse.
Vos suivis clients tiennent-ils la route ?
Auto-évaluationDouze énoncés, quatre minutes. Notez la fréquence réelle, pas celle que vous visez.
0 = jamais · 1 = parfois · 2 = souvent · 3 = systématiquement
La relecture qui évite les dégâts
Un message généré par une IA se reconnaît rarement à son style. Il se reconnaît à un détail faux : une entreprise mal nommée, un montant approximatif, une référence à une conversation qui n’a pas eu lieu. Ce sont ces détails qui coûtent une relation d’affaires, pas la tournure un peu trop lisse d’une phrase.
La grille suivante prend moins d’une minute par message une fois l’habitude prise. Votre progression reste dans votre navigateur, vous pouvez la reprendre plus tard.
Les quatre premiers points se règlent une seule fois : vous écrivez vos consignes de voix, vous prenez l’habitude d’ouvrir la fiche client, et c’est fait. Les six suivants se refont à chaque message, et ce sont eux qui vous protègent. Les deux derniers ne concernent pas la qualité du texte mais la suite : un excellent suivi qui n’est consigné nulle part et qui n’entraîne aucune date de rappel produit exactement le même résultat qu’un suivi jamais envoyé.
Avant d'appuyer sur envoyer
GrilleDouze points, trois moments. Les quatre premiers se font une seule fois, les autres à chaque message.
Avant d'écrire
Avant d'envoyer
Après l'envoi
Ce que cette trousse ne fait pas
Elle ne branche rien. Aucun prompt ne remplacera une fiche client vide, et aucune banque de prompts ne réglera un CRM que personne ne remplit. Si vos données sont éparpillées entre un carnet, une boîte de courriels et la mémoire d’une seule personne, commencez par là.
Elle ne choisit pas votre outil. Les prompts fonctionnent avec n’importe quel assistant conversationnel courant, et rien ici ne vous engage vers un fournisseur en particulier. Le choix du logiciel dépend de ce que votre équipe utilise déjà et de vos exigences en matière d’hébergement des données, deux questions que cette trousse ne tranche pas.
Elle ne vous met pas en conformité. Les règles québécoises sur la protection des renseignements personnels encadrent ce que vous pouvez faire des données de vos clients, y compris quand vous les collez dans un outil externe. Avant de transmettre des informations identifiantes à un assistant, faites valider votre pratique par une personne compétente.
Elle ne promet aucun taux de réponse. Vous verrez circuler des chiffres spectaculaires sur la personnalisation par l’IA. Aucun ne décrit votre marché, votre offre ni votre réputation locale. Le seul chiffre qui vous servira est celui que vous mesurerez vous-même, en comparant un mois de suivis écrits à la main à un mois de suivis écrits avec ces prompts.